Directives pour l'accessibilité aux contenus Web 2.0

Traduction en français de l'ébauche du 30 juin 2005

Statut du présent document

Le présent document est une traduction du document de travail "Directives pour l'accessibilité aux contenus Web 2.0", ébauche du 30 juin 2005, réalisé par le groupe de travail des directives pour l'accessibilité aux contenus Web du W3C. Cependant, il ne s'agit pas de la version officielle en français. Seul le document original en anglais a valeur de référence. On peut l'obtenir à : http://www.w3.org/TR/2005/WD-WCAG20-20050630/.

Nota Bene : Le document original est une ébauche de ce que seront les WCAG 2.0 et ne remplace pas encore les Directives pour l'accessibilité aux contenus Web 1.0 (WCAG 1.0) qui constitue à l'heure actuelle la seule référence en la matière.

Réalisation

Cette traduction a été réalisée sous la coordination d'Éric Gateau avec la collaboration de Laure Denoix, Catherine Roy et François Palaci

Date de traduction : 3 octobre 2005

Adresse du présent document : http://www.webaccessibilite.net/traduction/WD-WCAG20-20050630-FR.html

Page d'accueil du site : Web accessibilité

Avertissement

Des erreurs ont pu survenir malgré le soin apporté à ce travail.

Avis légal

Copyright © 2004 W3C® (MIT, ERCIM, Keio), Tous droits réservés. Consulter la notice de copyright pour les productions du W3C.


[Sommaire] [Checklist]

W3C

Directives pour l'accessibilité aux contenus Web 2.0

Ebauche du 30 juin 2005

Cette version :
http://www.w3.org/TR/2005/WD-WCAG20-20050630/
Dernière version :
http://www.w3.org/TR/WCAG20/
Version précédente :
http://www.w3.org/TR/2004/WD-WCAG20-20041119/
Rédacteurs :
Ben Caldwell, Trace R&D Center
Wendy Chisholm, W3C
John Slatin, University of Texas at Austin
Gregg Vanderheiden, Trace R&D Center
Jason White, University of Melbourne

Résumé

Les Directives pour l'accessibilité aux contenus Web 2.0 (WCAG 2.0) couvrent un large éventail de difficultés et de recommandations pour rendre les contenus Web plus accessibles. Ce document contient des principes, des directives, des critères de réussite, des bénéfices et des exemples qui définissent et expliquent les exigences pour rendre accessible les contenus et les applications Web. " Accessible " signifie accessible à un large éventail de personnes handicapées, y compris les personnes non voyantes et malvoyantes, les personnes sourdes et malentendantes, les personnes ayant des difficultés d'apprentissage, les personnes ayant des déficiences cognitives, les personnes à mobilité réduite, les personnes ayant des difficultés d'élocution et autres. Respecter ces directives rendra vos contenus Web encore plus accessibles à la plupart des utilisateurs, dont les personnes âgées. Les utilisateurs pourront également accéder aux contenus Web en utilisant différents matériels - y compris de nombreuses aides techniques.

Les critères de réussite des WCAG 2.0 sont rédigés sous la forme de déclarations qu'il est possible de tester et qui ne sont pas spécifiques à une technologie. Des conseils pour satisfaire aux critères de réussite en utilisant des technologies spécifiques ainsi que des informations générales sur l'interprétation des critères de réussite sont disponibles dans des documents distincts. Il existe également une ébauche de l'Introduction aux directives pour l'accessibilité aux contenus Web (WCAG) 2.0.

Jusqu'à ce que les WCAG 2.0 deviennent une recommandation du W3C, le document de référence en vigueur reste les Directives pour l'accessibilité aux contenus Web 1.0 (WCAG 1.0), publié en tant que recommandation du W3C en mai 1999.

Statut du présent document

Ce paragraphe décrit le statut de ce document au moment de sa publication. D'autres documents risquent de rendre le présent document obsolète. Vous pouvez trouver une liste des publications du W3C en vigueur et la dernière version en cours de ce rapport technique dans l'index des rapports techniques du W3C à l'adresse http://www.w3.org/TR/.

Le Web Content Accessibility Guidelines Working Group (WCAG WG) (groupe de travail sur les directives pour l'accessibilité aux contenus Web) encourage les commentaires à propos de cette ébauche. En particulier : est-ce que les WCAG 2.0 devraient proposer 2 ou 3 niveaux de conformité ? Est-ce que tel critère de réussite devrait être positionné au niveau 1 ou 2 (voir un résumé des discussions récentes dans "validity and accessibility") (validité et accessibilité) ? Si vous avez préalablement soulevé un problème, est-ce que cette ébauche y répond ? Depuis l'ébauche des WCAG 2.0 du 19 novembre 2004, le WCAG WG s'est attaché à prendre en compte les commentaires reçus à propos des ébauches précédentes. Pour connaître les raisons et les discussions précédentes relatives à certaines des propositions de cette ébauche, voir "Issue Tracking for WCAG 2.0 Working Draft" (enregistrement des discussions relatives aux ébauches des WCAG 2.0) dans lequel une liste des discussions en cours au sujet de cette ébauche est disponible. Le document "History of Changes to WCAG 2.0 Working Drafts" (histoire des changements dans les ébauches des WCAG 2.0) est également disponible.

Merci d'envoyer vos commentaires avant le 2 août 2005 à l'adresse suivante public-comments-wcag20@w3.org. Les archives de cette liste de discussion sont disponibles publiquement. Les archives de la liste de discussion du groupe de travail WCAG sont également disponibles publiquement.

La publication d'une ébauche n'implique pas l'aval des membres du W3C. Il s'agit d'un document de travail qui peut à tout moment être mis à jour, rendu obsolète ou remplacé par d'autres documents. Il n'est pas approprié de citer ce document comme autre chose qu'un travail en cours.

Le WCAG WG prévoit de publier les WCAG 2.0 en tant que recommandation du W3C. Jusqu'à cette date les directives pour l'accessibilité aux contenus Web 1.0 (WCAG 1.0) restent la version stable de référence. Cette ébauche ne remplace pas les WCAG 1.0.

Ce document a été réalisé conformément à la politique en matière de brevets du W3C du 5 février 2004. Le groupe de travail maintient une liste publique de divulgation de brevets concernant ce document ; cette page expose également les instructions relatives à la divulgation d'un brevet. Quiconque aurait connaissance de l'existence d'un brevet susceptible de contenir une ou plusieurs revendications essentielles concernant cette spécification devrait divulguer cette information, conformément au chapitre 6 de la politique de brevetabilité du W3C.

Le présent document a été produit dans le cadre de la Web Accessibility Initiative du W3C. Les objectifs du Groupe de Travail sur les Directives sont expliqués dans la charte du groupe de travail. Le groupe de travail des WCAG fait partie du WAI Activités techniques.


Table des matières

Annexes


Introduction

Vous lisez les Directives pour l'accessibilité aux contenus Web 2.0 (WCAG). Ce document fait partie d'un ensemble de documents qui définissent et expliquent les exigences pour rendre les contenus et les applications Web accessibles à un large éventail de personnes handicapées, y compris les personnes non voyantes et malvoyantes, les personnes sourdes et malentendantes, les personnes ayant des difficultés d'apprentissage, les personnes ayant des déficiences cognitives, les personnes à mobilité réduite, les personnes ayant des difficultés d'élocution et d'autres. Respecter ces directives rendra vos contenus Web encore plus accessibles à la plupart des utilisateurs, y compris les personnes âgées. Les utilisateurs pourront également accéder au contenu Web en utilisant différents matériels - y compris de nombreuses aides techniques.

Les Directives pour l'accessibilité aux contenus Web 2.0 (WCAG 2.0) couvrent un large éventail de difficultés et de recommandations pour rendre les contenus Web plus accessibles. Cependant, la plupart du temps, ces directives ne contiennent pas de recommandations standards d'utilisabilité, excepté lorsqu'elles ont un impact particulier sur l'accessibilité.

Les WCAG 2.0 contiennent :

Les quatre principes d'accessibilité

Les quatre principes d'accessibilité sont les suivants :

  1. Le contenu doit être perceptible.

  2. Les éléments d'interaction doivent être utilisables.

  3. Le contenu et les commandes doivent être compréhensibles.

  4. Le contenu doit être assez robuste pour fonctionner avec les technologies actuelles et celles à venir.

Ces quatre principes posent les fondements nécessaires pour que toute personne ait accès aux contenus Web et puisse les utiliser. Les WCAG 2.0 proposent des informations sur la manière d'améliorer la capacité des personnes handicapées à percevoir, utiliser et comprendre les contenus Web. Chaque directive contient plusieurs critères de réussite qui explicitent ce que signifie le respect de la directive. Les critères de réussite sont rédigés comme des déclarations qui seront vraies ou fausses lorsqu'un contenu Web spécifique est évalué au regard du critère de réussite. Ils sont regroupés en trois niveaux de conformité. (Voir le chapitre Conformité ci-dessous pour plus d'information à ce sujet.)

Les principes, les directives et les critères de réussite représentent des concepts qui s'appliquent à tout contenu Web. Ils expliquent ce que signifie un contenu Web accessible quelle que soit la technologie utilisée. Ils ne sont pas spécifiques au HTML, au XML ou à toute autre technologie. Cette approche permet d'appliquer les WCAG 2.0 à diverses situations et technologies, y compris celles qui n'existent pas encore.

Parties normatives des WCAG 2.0

Lorsque les WCAG 2.0 deviendront une recommandation du W3C, les parties normatives de ce document préciseront les exigences pour être conforme et auront subi la procédure exigée pour les recommandations du W3C. Les principes, les directives et les critères de réussite sont tous normatifs. Le glossaire et la partie Conformité sont également normatifs.

Les principes et les directives donnent les orientations et les conseils aux concepteurs Web. Les critères de réussite sont rédigés comme des déclarations vraies/fausses de telle manière qu'ils puissent être utilisés pour déterminer la conformité. Seuls les critères de réussite sont testables.

Les critères de réussites doivent être interprétés dans le contexte de l'intention exprimée par la directive à laquelle ils appartiennent. De la même manière, chaque directive doit être comprise dans le contexte du principe dans lequel elle apparaît.

Parties non normatives/informatives des WCAG 2.0

Les WCAG 2.0 contiennent également des parties désignées comme "informatives" par opposition aux parties normatives. Les parties informatives de ce document sont clairement identifiées, à la fois visuellement et par l'étiquette "informatif". Le respect des parties informatives n'est pas exigé pour la conformité. Cependant, les parties informatives de ce document et les documents informatifs associés peuvent aider à comprendre l'intention du critère de réussite et la manière de les appliquer.

Outre cette introduction, les parties informatives des WCAG 2.0 sont :

  • Les parties exemples : les descriptions de contenus qui satisfont aux critères de réussite.
  • Les parties bénéfices : les explications sur la manière dont les critères de réussite bénéficient aux personnes présentant des handicaps spécifiques.
  • La partie référence : les informations sur l'approche adoptée par le groupe de travail pour la définition des hypothèses concernant les technologies à la disposition des utilisateurs des contenus Web - et par conséquent aux concepteurs de ces contenus.
  • Liste de vérification : une liste des critères de réussite.
  • La partie WCAG 1.0 : les informations relatives aux similitudes et aux différences entre les WCAG 2.0 et les WCAG 1.0 publiées en 1999. Les concepteurs et organismes dont les sites sont actuellement conformes aux WCAG 1.0 devraient consulter ce chapitre pour déterminer si des actions supplémentaires sont nécessaires pour se conformer aux WCAG 2.0.

Public et documents relatifs

Seules les WCAG 2.0 (ce document) contiennent des éléments normatifs. A cet effet, les lecteurs consulteront les WCAG 2.0 pour déterminer le libellé exact des directives et des critères de réussite et pour les informations sur la façon de déclarer la conformité. Les autres documents de cet ensemble sont informatifs : leur seul but est d'aider les lecteurs à comprendre les exigences des WCAG 2.0 et la manière d'élaborer des contenus conformes. Ces documents informatifs ont été rédigés pour différents publics, incluant de façon non limitative :

  • Les créateurs de contenus Web
  • Les développeurs qui écrivent le code
  • Les décideurs
  • Les gestionnaires

Actuellement ces documents informatifs sont :

  • Essential Components of Web Accessibility (Composantes essentielles de l'accessibilité Web)
  • Guide pour les WCAG 2.0 : ce document décrit l'intention de chaque critère de réussite et définit les termes clés nécessaires à leur compréhension. Ce document propose des liens vers les techniques générales applicables qui ne dépendent pas d'une technologie spécifique et vers des techniques pertinentes pour différentes technologies. Par exemple, à propos du critère de réussite 1 de niveau 1 de la directive 1.2, le guide fournit des définitions du multimédia et des sous-titres, et explique l'intention du critère de réussite. Il propose alors des liens vers des techniques générales pour créer des sous-titres qui ne dépendent pas d'une technologie particulière ainsi que vers des techniques pour l'utilisation de SMIL (Synchronized Multimedia Integration Language) et vers d'autres technologies qui permettent de synchroniser des sous-titres avec du multimédia. Ce document propose aussi des exemples de contenus qui respectent le critère de réussite et décrit de quelle manière le critère de réussite aide les personnes handicapées.
  • General Techniques for WCAG 2.0(Techniques générales pour les WCAG 2.0) : ce document décrit les techniques qui ne dépendent pas d'une technologie spécifique et fournit des liens vers des techniques pertinentes pour différentes technologies. Par exemple, à propos du critère de réussite 1 de niveau 1 de la directive 1.1, le guide explique comment écrire une alternative textuelle efficace qui fournit la même information qu'un élément non textuel. Il est possible d'accéder directement à ce document à partir des WCAG 2.0 ou à partir du guide pour les WCAG 2.0.
  • HTML and XHTML Techniques for WCAG 2.0 (Techniques HTML et XHTML pour les WCAG 2.0) : ce document destiné aux développeurs Web, propose des listes d'exemples montrant la manière d'utiliser le HTML et le XHTML pour des tâches spécifiques relatives à l'accessibilité, incluant aussi bien des techniques propres à satisfaire un critère de réussite particulier, que des renseignements techniques qui présentent des bonnes pratiques au-delà de ce qui est exigé. Ce document fournit également des informations sur les hypothèses de référence relatives à ces techniques. Il est possible d'accéder directement à ce document à partir des WCAG 2.0 ou à partir du guide pour les WCAG 2.0.
  • CSS Techniques for WCAG 2.0 (Techniques CSS pour les WCAG 2.0) : ce document destiné aux développeurs Web, propose des listes d'exemples montrant la manière d'utiliser les Feuilles de Styles en Cascade (CSS) avec le HTML et le XHTML pour des tâches spécifiques relatives à l'accessibilité, incluant aussi bien des techniques propres à satisfaire un critère de réussite particulier, que des renseignements techniques qui présentent des bonnes pratiques au-delà de ce qui est exigé. Ce document fournit également des informations sur les hypothèses de référence relatives à ces techniques. Il est possible d'accéder directement à ce document à partir des WCAG 2.0 ou à partir du guide pour les WCAG 2.0.
  • Client-Side Scripting Techniques for WCAG 2.0 (Techniques de script côté client pour les WCAG 2.0) : ce document destiné aux développeurs Web, propose des listes d'exemples montrant la manière d'utiliser les scripts côté client (comme le Javacript par exemple) avec le HTML et le XHTML (et parfois les CSS) pour des tâches spécifiques relatives à l'accessibilité, incluant aussi bien des techniques propres à satisfaire un critère de réussite particulier, que des renseignements techniques qui présentent des bonnes pratiques au-delà de ce qui est exigé. Ce document fournit également des informations sur les hypothèses de référence relatives à ces techniques. Il est possible d'accéder directement à ce document à partir des WCAG 2.0 ou à partir du guide pour les WCAG 2.0.

Le groupe de travail envisage la publication d'un certain nombre d'autres documents techniques spécifiques à une technologie en plus de ceux listés ci-dessus, et encourage le développement de documents techniques montrant la manière de respecter les WCAG 2.0 en utilisant des technologies n'appartenant pas au W3C. Merci de visiter la Working Group home page (page d'accueil du groupe de travail) pour une liste complète de ces documents ou d'autres documents informatifs relatifs aux WCAG 2.0.

Tout a été mis en oeuvre pour rendre les WCAG 2.0 et les documents relatifs listés ci-dessus les plus lisibles et les plus utilisables possible tout en gardant la précision et la clarté nécessaire dans une spécification technique. Il arrive que des termes techniques soient nécessaires à la clarté ou à la testabilité. Dans ces cas, les termes sont définis dans le glossaire. Le groupe de travail reconnaît que les lecteurs néophytes sur le sujet de l'accessibilité risquent d'avoir besoin ou de vouloir des informations supplémentaires. Pour ces lecteurs, le travail du Education and Outreach Working Group (groupe de travail information et sensibilisation) de la Web Accessibility Initiative (Initiative pour l'accessibilité du Web) est hautement recommandé. Les articles Getting Started: Making a Web Site Accessible (Faire un site Web accessible, comment commencer) et How People with Disabilities Use the Web (Comment les personnes handicapées utilisent le Web) sont particulièrement utiles.

Conformité

Note éditoriale : une discussion est en cours au sujet du nombre de niveaux de conformité. Cette ébauche des WCAG 2.0 repose sur trois niveaux de conformité, mais il existe un projet à deux niveaux de conformité qui recueille un fort soutien. Les difficultés sont trop complexes pour être incluses dans une courte note éditoriale. C'est pourquoi le groupe de travail a préparé le document Overview of the issues surrounding different conformance schemes (vue d'ensemble des difficultés relatives aux différents projets de conformité). Le groupe de travail vous invite à commenter et à faire part de vos retours d'expérience.

Conforme signifie que le contenu Web satisfait aux critères de réussite définis dans ce document. Ce chapitre décrit le schéma de conformité utilisé dans ce document.

Pour chaque directive, les critères de réussite sont classés en trois (3) niveaux de conformité.

  • Critères de réussite de niveau 1 :
    1. Atteindre un niveau d'accessibilité minimal via le balisage, les scripts ou d'autres technologies qui permettent d'accéder aux ressources ou qui interagissent avec les agents utilisateurs y compris les aides techniques.
    2. Peuvent raisonnablement s'appliquer à toutes les ressources Web.
  • Critères de réussite de niveau 2 :
    1. Améliorer le niveau d'accessibilité via une des solutions suivantes ou les deux :
      1. Le balisage, les scripts ou d'autres technologies qui permettent d'accéder aux ressources ou qui interagissent avec les agents utilisateurs y compris les aides techniques.
      2. La conception du contenu et la présentation.
    2. Peuvent raisonnablement s'appliquer à toutes les ressources Web.
  • Critères de réussite de niveau 3 :
    1. Atteindre un niveau supérieur d'accessibilité pour les personnes handicapées
    2. Ne s'applique pas à toutes les ressources Web

Note :

Certaines directives ne contiennent pas de critère de réussite de niveau 1 et d'autres ne contiennent pas de critère de réussite de niveau 2.

Cette façon de regrouper les critères de réussite diffère de façon importante par rapport à l'approche adoptée dans les WCAG 1.0. Dans les WCAG 1.0, chaque point de contrôle est associé à une priorité en fonction de son impact sur l'accessibilité pour les utilisateurs. Ainsi les points de contrôle de priorité 3 apparaissent moins importants que les points de contrôle de priorité 1. Actuellement, le groupe de travail pense que tous les critères de réussite des WCAG 2.0 sont essentiels pour certaines personnes. Ainsi, le système des points de contrôle et des priorités a été remplacé par les critères de réussite regroupés sous les niveaux 1, 2 et 3 comme décrit ci-dessus.

Note éditoriale : Pour faciliter les discussions au sujet des niveaux attribués à chaque critère de réussite, ces derniers sont suivis d'une notation entre crochets. "[I]" (invisible) indique que le critère ne précise pas la manière dont le contenu devrait être présenté. L'autre notation, "[V]" (visible), indique que le respect de ce critère peut affecter la présentation par défaut du contenu ou le contenu lui-même - voire les deux.

Le groupe de travail pense que tous les critères de réussite doivent être testables. Les tests peuvent être menés par des programmes informatiques ou par des personnes qui comprennent ce document. Lorsque plusieurs personnes qui comprennent les WCAG 2.0 testent le même critère de réussite sur le même contenu, le même résultat devrait être obtenu.

Les hypothèses de technologie et la "référence"

Les WCAG 2.0 définissent les directives d'accessibilité et les critères de réussite comme un résultat fonctionnel. Ces résultats sont décrits indépendamment de la technologie pour que toute technologie Web qui implémente l'accessibilité permette la conformité. A cet effet, les WCAG 2.0 n'exigent ou n'interdisent l'utilisation d'aucune technologie spécifique. Il est possible d'être en conformité avec les WCAG 2.0 en utilisant des technologies du W3C comme des technologies d'autres origines, tant qu'elles sont implémentées par des agents utilisateurs accessibles.

Les WCAG 2.0 utilisent le terme agent utilisateur en concordance avec la définition publiée dans le glossaire des Directives pour l'accessibilité des agents utilisateurs du W3C (UAAG) 1.0. Les UAAG 1.0 définissent un agent utilisateur de deux façons :

  1. Les composantes logicielles et la documentation qui se conforment ensemble aux exigences des Directives pour l'accessibilité des agents utilisateurs 1.0 [UAAG 1.0].

  2. Tout logiciel qui récupère et restitue le contenu Web aux utilisateurs. Cela peut inclure les navigateurs Web, les lecteurs multimédia, les plugiciels (plug-ins) et d'autres programmes - y compris les aides techniques - qui servent à récupérer et à restituer le contenu Web.

Le plus souvent, les UAAG 1.0 utilisent la première définition. à l'inverse, les WCAG 2.0 utilisent le plus souvent la seconde. Il est important de noter que les aides techniques sont incluses dans cette définition. (Les aides techniques comprennent les lecteurs d'écran, les agrandisseurs d'écran, les claviers virtuels, les claviers alternatifs, les commutateurs uniques et un large éventail de périphériques d'entrée et de sortie nécessaires aux personnes handicapées).

Pour choisir les technologies sur lesquelles ils vont s'appuyer, les développeurs doivent savoir, parmi celles qu'ils peuvent prendre en charge, lesquelles sont intégrées aux agents utilisateurs accessibles et fonctionnent avec ces derniers. L'ensemble de ces technologies est appelé une référence. Les développeurs doivent s'assurer que toutes les informations et toutes les fonctionnalités composant le contenu Web sont conformes aux WCAG 2.0 en présumant que a) les agents utilisateurs intègrent seulement les technologies de référence spécifiées pour le contenu et b) que ces technologies sont activées.

Les références sont définies en dehors des directives des WCAG 2.0 en tant que partie d'une politique d'accessibilité plus compréhensive. Les considérations sur la référence seront significativement différentes si l'entité définissant la référence peut garantir la disponibilité d'agents utilisateur spécifiques.

  • Exemple 1 : un intranet privé

    Une entreprise ou une agence gouvernementale fournit à ses employés les outils de technologie de l'information dont ils ont besoin dans le cadre de leur travail. La référence pour les sites intranet utilisés uniquement par les employés inclut les technologies les plus récentes qui sont implémentées uniquement dans l'agent utilisateur que l'organisme fournit à ses employés.

  • Exemple 2 : un site gouvernemental qui fournit des informations au public

    Une agence gouvernementale publie des informations à destination du grand public. La référence spécifiée inclut uniquement des technologies qui ont été largement intégrées à plus d'un agent utilisateur à la fois accessible et abordable depuis plusieurs versions.

  • Exemple 3 : un gouvernement adopte une directive par rapport à l'usage des agents utilisateur accessibles habituellement utilisés par ses citoyens

    Périodiquement, un gouvernement modifie la référence qu'il exige des développeurs de sites publics pour refléter l'augmentation de la capacité des agents utilisateurs abordables (y compris des aides techniques) à travailler avec des technologies plus récentes.

  • Exemple 4 : un gouvernement fournit des agents utilisateur accessibles à tous ses citoyens

    Un gouvernement fournit à ses citoyens un agent utilisateur qui implémente les technologies les plus récentes. Le gouvernement spécifie une référence qui inclut les technologies les plus récentes implémentées dans l'agent utilisateur qu'il fournit.

Les développeurs pourraient aussi utiliser des technologies qui ne sont pas présentes dans la référence spécifiée en s'assurant que les propositions suivantes sont vérifiées :

  1. Le contenu Web est toujours conforme en utilisant les agents utilisateurs qui n'implémentent que les technologies spécifiées dans la référence (c'est-à-dire que l'utilisation de technologies qui ne font pas partie de la référence n'empêche pas l'accès au contenu Web des agents utilisateurs qui n'implémentent pas ces technologies).
  2. Tout le contenu et toutes les fonctionnalités doivent être disponibles en n'utilisant que les technologies spécifiées dans la référence.

Les exigences de conformité et la référence

  1. La conformité au niveau A des WCAG 2.0 signifie que tous les critères de réussite de niveau 1 sont satisfaits pour toutes les directives en supposant que l'agent utilisateur n'implémente que les technologies spécifiées dans la référence choisie.

  2. La conformité au niveau Double-A des WCAG 2.0 signifie que tous les critères de réussite de niveau 1 et de niveau 2 sont satisfaits pour toutes les directives en supposant que l'agent utilisateur n'implémente que les technologies spécifiées dans la référence choisie.

  3. La conformité au niveau Triple-A des WCAG 2.0 signifie que tous les critères de réussite de niveau 1, de niveau 2 et de niveau 3 sont satisfaits pour toutes les directives en supposant que l'agent utilisateur n'implémente que les technologies spécifiées dans la référence choisie.

Déclarations de conformité

La déclaration de conformité s'applique aux unités de livraison et aux groupes d'unités de livraison. (Dans la plupart des cas, une "unité de livraison" est la même chose qu'une "page". Cependant, dans certains cas, tels que les applications Web, le terme "page" peut ne pas être approprié. C'est pourquoi le groupe de travail a adopté le terme "unité de livraison" utilisé par le groupe de travail sur l'indépendance par rapport au matériel). Toute déclaration de conformité doit au moins comporter les informations suivantes :

  1. La version des directives auxquelles on déclare se conformer.
  2. Une liste d'une ou plusieurs URIs ou formes d'URI identifiant les unités de livraison dont on déclare la conformité.
  3. Le niveau de conformité déclaré.

Une unité de livraison est conforme aux WCAG 2.0 à un niveau de conformité donné si et seulement si la totalité du contenu fourni par cette unité de livraison est conforme à ce niveau.

Note :

Si de multiples versions du contenu peuvent être extraites à partir d'une URI à travers la négociation de contenu, alors la conformité déclarée s'appliquera à l'unité de livraison qui est restituée lorsqu'aucune négociation n'est conduite (à moins que le serveur ne retourne une erreur dans ces conditions, auquel cas l'une des formes négociées doit être conforme).

Note éditoriale : la question se pose de savoir si l'URI est une référence suffisamment spécifique à la ressource qu'on déclare conforme.

Note éditoriale : la question a été soulevée de savoir si les informations requises dans les points 1 à 3 ci-dessus devraient toutes être transmises dans l'entête HTTP ou d'une autre manière.

Niveau de conformité déclaré

Il arrive qu'une unité de livraison soit constituée ("agrégée") de diverses sources ayant chacune leur propre niveau de conformité. Ces sources sont appelées unités composées. Le niveau de conformité d'une unité de livraison qui contient des unités composées est égal au plus bas niveau de conformité déclaré du contenu de l'unité de livraison et des unités composées qu'elle contient - y compris les déclarations d'unités agrégées.

Une ressource identifiée par une URI n'est conforme aux WCAG 2.0 à un niveau de conformité donné que si l'intégralité du contenu fourni par cette ressource y est conforme. Par exemple, si la ressource fournit des informations extraites d'une base de données en réponse à une requête d'utilisateurs, toutes les unités de livraison contenant de telles informations doivent remplir les critères de réussite des WCAG 2.0 au niveau auquel la conformité est déclarée. En cas de négociation de contenu, la conformité aux WCAG 2.0 n'est pas exigée si l'agent utilisateur requiert une version du contenu non conforme aux WCAG 2.0 au niveau déclaré.

Note éditoriale : Nous étudions actuellement comment gérer les unités composées dont l'origine est inconnue ou communautaire et qui sont créées à l'aide d'un outil d'agrégation. Nous étudions la possibilité de déclarer le contenu agrégé conforme aux WCAG si l'outil d'agrégation est conforme aux directives pour l'accessibilité des outils de conception (ATAG) 2.0.

Portée des déclarations de conformité

Les déclarations de conformité peuvent être limitées, ou "adaptées", pour ne s'appliquer qu'à certaines parties d'un site Web. Toutefois, toute déclaration de conformité doit être reliée à une URI ou à un ensemble d'URIs. Il n'est pas permis d'adapter la portée pour exclure un type de contenu particulier d'un site (par exemple, les images ou les scripts) puisque ça reviendrait à permettre l'exclusion de critères de réussite individuels. Il est permis d'adapter la portée par URI pour exclure des sections d'un site afin que les concepteurs puissent établir des déclarations ne portant que sur certaines parties de celui-ci.

Contenus conformes aux WCAG 1.0

Cette ébauche des WCAG 2.0 est élaborée à partir des WCAG 1.0 et reflète les commentaires reçus depuis la publication des WCAG 1.0 en mai 1999.

Le groupe de travail sur les Directives pour l'accessibilité aux contenus Web oeuvre à garantir que les organisations et individus qui utilisent actuellement les WCAG 1.0 (document qui reste la référence à cette heure) seront capables de passer facilement aux WCAG 2.0. Pour plus d'informations sur les similarités et les différences entre les points de contrôle des WCAG 1.0 et les directives et critères de réussite des WCAG 2.0, merci de vous reporter à l'ébauche Mapping Between WCAG 1.0 and the WCAG 2.0 Working Draft (Comparatif entre les WCAG 1.0 et l'ébauche des WCAG 2.0).

Les concepteurs dont les contenus sont actuellement conformes aux WCAG 1.0 et qui voudraient évoluer vers les WCAG 2.0 souhaiteront tirer profit des efforts d'accessibilité réalisés par le passé. Une déclaration de conformité adéquate pourrait leur permettre cette flexibilité. Par exemple, une déclaration de conformité pourrait comporter la mention suivante : "Les ressources créées ou modifiées avant le 31 décembre 2005 sont conformes aux WCAG 1.0. Les ressources créées ou modifiées le 31 décembre 2005 ou ultérieurement sont conformes aux WCAG 2.0."

Note éditoriale : sur certains points, il peut être plus facile de respecter l'ébauche des WCAG 2.0 que les recommandations des WCAG 1.0 tandis que d'autres critères peuvent être plus difficiles à satisfaire dans les WCAG 2.0 que dans les WCAG 1.0. Le groupe de travail sur les WCAG étudiera les différences entre la conformité aux WCAG 1.0 et aux WCAG 2.0 et proposera des conseils aux développeurs qui respectent actuellement les WCAG 1.0. Ces conseils pourraient prendre la forme d'un profil de conformité et fournir les informations nécessaires pour migrer des WCAG 1.0 aux WCAG 2.0. Ces conseils ne sont pas encore disponibles.

La question de la référence

Note éditoriale: Le groupe de travail des WCAG se débat sans cesse avec le défi consistant à définir le rôle et les responsabilités respectives des concepteurs de sites et des agents utilisateurs pour rendre les contenus Web accessibles. Dans les WCAG 1.0, nous avons identifié les imperfections des agents utilisateurs et rédigé des directives en utilisant des phrases telles que : "tant que les agents utilisateurs...". Aujourd'hui, une grande partie des problèmes persiste mais nous recherchons un mécanisme plus efficace pour les résoudre que la création de "directives temporaires de transition" ayant pour but de compenser les imperfections des agents utilisateurs.

Le groupe de travail est parfaitement conscient qu'il existe un grand intérêt pour son approche dans la tentative de définir des hypothèses de "références" sur les technologies disponibles aux utilisateurs. Cette ébauche des WCAG 2.0 représente l'évolution constante de cette approche et le groupe de travail accueille bien volontiers les commentaires et les suggestions de la communauté.

Lors d'une réunion en octobre 2004, le groupe de travail s'est mis d'accord pour étudier les avantages et les inconvénients de l'adoption, comme référence pour les WCAG 2.0, des points de contrôle de priorité 1 des directives pour l'accessibilité des agents utilisateur (UAAG) 1.0. Le groupe de travail a commencé alors à étudier les conséquences sur la rédaction des directives des WCAG 2.0 si on prend l'hypothèse que tous les utilisateurs possèdent un agent utilisateur conforme à tous les points de contrôle de priorité 1 des UAAG 1.0.

Cependant, à ce jour, il n'existe pas d'agent utilisateur conforme à tous les points de contrôle de priorité 1 des UAAG 1.0. Si les WCAG 2.0 prennent pour hypothèse que les agents utilisateurs sont conformes aux points de contrôle de priorité 1 des UAAG 1.0, il y aura une sorte d'écart entre le contenu Web conforme aux WCAG 2.0 et les agents utilisateurs actuellement disponibles. De plus, notre analyse des UAAG 1.0 a montré que l'adoption des UAAG 1.0 comme référence pour les WCAG 2.0 ne résolvait pas certains problèmes cruciaux pour les concepteurs de contenu. En particulier, l'adoption des UAAG 1.0 comme référence ne permettrait pas aux concepteurs de présumer que les agents utilisateurs et les aides techniques seraient capables d'interagir efficacement avec les scripts ou le contenu basé sur les feuilles de style en cascade.

Lors d'une réunion en mars 2005, le groupe de travail a conclu avec une certaine réticence que les UAAG 1.0 ne constituaient pas une référence appropriée pour les WCAG 2.0. Ensuite, après un débat houleux, le groupe de travail s'est mis d'accord pour étudier une approche très différente : nous nous sommes mis d'accord pour étudier les conséquences de ne pas établir une référence pour les directives des WCAG 2.0 tout en poursuivant la recherche des moyens d'intégrer les UAAG 1.0 dans nos directives et nos critères de réussite. A la suite de cette réunion, les participants au groupe de travail ont analysé les conséquences de cette approche sous différents angles. Nous avons étudié en quoi le fait de ne pas établir de référence pouvait nous demander de fournir des conseils aux concepteurs, aux décideurs et à d'autres au sujet de plusieurs références. Nous avons analysé l'impact de cette approche sur la rédaction des directives et des critères de réussite. Nous avons également étudié les conséquences sur nos documents techniques spécifiques à une technologie, et nous avons conclu qu'il était probablement nécessaire de fournir des informations sur la manière dont chaque technique se comporte avec l'une ou plusieurs des références. Jusqu'à aujourd'hui, nos analyses et le travail qui en découle sur les directives, les critères de réussite et sur les techniques semblent s'intégrer dans cette approche. Cette ébauche reflète les résultats obtenus jusqu'à maintenant. Le groupe de travail poursuit les tests sur ses hypothèses et ses décisions, et apprécie cette opportunité d'en apprendre plus sur les réponses de la communauté à notre travail.

Outils de conception

De nombreux contenus Web sont créés à l'aide d'outils de conception. Souvent, ces outils déterminent la façon dont le contenu Web est implémenté, soit en appliquant directement une conception propre à l'outil ou en limitant les choix à la disposition du concepteur. Ces outils joueront donc un rôle important dans la création de contenus Web conformes aux directives pour l'accessibilité aux contenus Web. De même, nous incitons les concepteurs de sites à se familiariser avec les directives puisque cela les aidera à créer des contenus accessibles et que la prise en compte des directives par les outils de conception est variable d'un outil à l'autre.

Les développeurs d'outils de conception peuvent rendre leurs outils plus conformes aux directives d'accessibilité aux contenus Web en suivant les Authoring Tool Accessibility Guidelines (directives d'accessibilité des outils de conception). Nous encourageons les utilisateurs et les acheteurs d'outils de conception à considérer la conformité aux Authoring Tool Accessibility Guidelines (directives d'accessibilité des outils de conception) comme un critère de sélection de ces outils.

Note éditoriale : Le groupe de travail sur les directives d'accessibilité des outils de conception a publié une ébauche des ATAG 2.0. Les références ci-dessus devront être mises à jour quand les ATAG 2.0 deviendront les recommandations en vigueur.

Principe 1 : Le contenu doit être perceptible.

Directive 1.1 Fournir un équivalent textuel à tout contenu non textuel.

Critères de réussite de niveau 1 pour la directive 1.1

  1. Pour tout contenu non textuel utilisé pour véhiculer une information, l'équivalent textuel identifie le contenu non textuel et véhicule la même information. Pour le contenu multimédia, fournir un équivalent textuel qui identifie l'élément multimédia. [I]

    Note :

    Voir la directive 1.2 pour les exigences relatives aux alternatives synchronisées des éléments multimédia.

    Comment fournir des équivalents textuels au contenu qui véhicule une information.. (Informatif)

  2. Pour tout contenu non textuel qui est fonctionnel, l'équivalent textuel propose la même fonction que le contenu non textuel. Si l'équivalent textuel ne peut pas proposer la même fonction que le contenu non textuel, l'équivalent textuel identifie le but du contenu non textuel. [I]

    Note :

    Le contenu non textuel qui utilise une technologie qui ne fait pas partie du référentiel doit respecter la directive 4.2..

    Comment fournir des équivalents textuels au contenu fonctionnel.. (Informatif)

  3. Pour le contenu non textuel ayant pour but de créer une expérience sensorielle spécifique, l'équivalent textuel doit au minimum identifier et décrire le contenu non textuel. [I]

    Comment fournir des équivalents textuels au contenu ayant pour but de créer une expérience sensorielle spécifique.. (Informatif)

  4. Le contenu non textuel qui n'est pas fonctionnel, qui n'est pas utilisé pour véhiculer d'information et qui ne crée pas d'expérience sensorielle spécifique est intégré de telle manière à pouvoir être ignoré par les aides techniques. [I]

    Comment fournir des équivalents textuels qui peuvent être ignorés par les aides techniques. (Informatif)

  5. Pour le contenu en direct uniquement audio ou uniquement vidéo, l'équivalent textuel doit au minimum identifier et décrire le but du contenu non textuel.

    Note :

    Voir la directive 1.2 au sujet des contenus en direct à la fois audio et vidéo.

Critères de réussite de niveau 2 pour la directive 1.1

  1. Pas de critère de niveau 2 pour cette directive

Critères de réussite de niveau 3 pour la directive 1.1

  1. Pour le contenu multimédia préenregistré, une transcription combinant des sous-titres et des descriptions audio est disponible. [I]

    Comment fournir les descriptions des informations visuelles importantes dans le multimédia. (Informatif)

Discussions relatives à la directive 1.1 (équivalent textuel)

Qui bénéficie de la directive 1.1 (Informatif)

  • Les personnes non-voyantes, malvoyantes, qui ont une déficience cognitive ou ayant des difficultés à lire le texte quelle qu'en soit la raison, pourront avoir le texte lu à voix haute grâce à une aide technique ou pourront adapter la présentation du texte à leurs besoins (c'est-à-dire modifier la police de caractères, la taille du texte ou les couleurs d'arrière plan et d'avant plan).

  • Les personnes sourdes, malentendantes ou ayant des difficultés à comprendre une information auditive quelle qu'en soit la raison pourront lire le texte ou l'avoir traduit et représenté en langue des signes grâce à une aide technique.

  • Les personnes sourdes et non-voyantes pourront lire le texte en Braille.

  • De plus, les équivalents textuels permettent d'effectuer des recherches sur du contenu non textuel et de restituer le contenu de différentes façons.

Exemples pour la directive 1.1 (Informatif)

  • Exemple 1 : Une image utilisée comme bouton.

    L'icône d'une loupe est utilisée comme lien vers la page de recherche du site. Un lecteur d'écran identifie le bouton comme un lien et restitue le texte alternatif "recherche".

  • Exemple 2 : Un graphique représentant des données.

    Un schéma est composé de barres pour comparer combien d'articles ont été vendus en juin, juillet et août. L'étiquette de texte est "schéma 1 - ventes en juin, juillet et août". La description longue identifie le type de graphique, fournit un résumé précis des données, comparable à celui disponible sur le graphique, et fournit les données dans un tableau.

  • Exemple 3 : L'enregistrement d'un discours. (sans vidéo)

    Le lien vers un clip audio dit "discours du président à l'assemblée". Un lien vers une transcription textuelle est fourni juste après le lien vers le clip audio.

  • Exemple 4 : L'enregistrement d'une symphonie.

    Le lien vers le fichier audio dit "5ème symphonie de Beethoven par l'orchestre philharmonique de Vienne".

  • Exemple 5 : Une animation qui illustre comment fonctionne le moteur d'une voiture.

    Une animation montre comment fonctionne le moteur d'une voiture. Il n'y a pas de son et l'animation fait partie d'un tutoriel qui décrit comment fonctionne un moteur. La seule chose nécessaire est une description de l'image. Extrait de "Comment fonctionne le moteur d'une voiture : combustion interne".

  • Exemple 6 : Deux images accolées pour créer un effet visuel.

    Deux images sont utilisées pour créer un onglet avec des coins arrondis. Les images ne fournissent pas d'information, de fonctionnalité ou d'expérience sensorielle et sont marquées de telle manière qu'elles puissent être ignorées par les aides techniques.

  • Exemple 7 : une station de radio Internet

    Une station radio diffuse ses programmes sur Internet. Le site Web de la station décrit le type de musique qu'elle diffuse, les horaires des programmes, et la "chanson actuellement à l'antenne" est mise à jour à chaque fois qu'un nouveau morceau commence. Les interviews sont enregistrées et publiées dans les archives. Une transcription des interviews archivées est fournie conformément à la Directive 1.2 Fournir des alternatives synchronisées pour le multimédia.

    Note éditoriale : est-ce que l'exemple ci-dessus permet de clarifier le critère de réussite 5 de niveau 1 ou est-ce que des explications supplémentaires sont nécessaires ?

  • Exemple 8 : une webcam de la circulation routière

    Un site Internet propose à ses utilisateurs de choisir parmi plusieurs webcams disséminées dans une grande ville. Une fois la caméra sélectionnée, l'image est mise à jour toutes les 2 minutes. Une courte description identifie la caméra comme "Caméra de la circulation routière". Le site propose également un tableau des temps de trajet pour chaque itinéraire couvert par les webcams. Le tableau est également mis à jour toutes les 2 minutes.

Directive 1.2 Fournir des alternatives synchronisées pour le multimédia.

Critères de réussite de niveau 1 pour la directive 1.2

  1. Des sous-titres sont fournis pour le contenu multimédia préenregistré. [I]

    Note éditoriale : De la manière dont ce document est actuellement rédigé, la directive 1.1 exige "un équivalent textuel qui identifie l'élément multimédia" et la directive 1.2 exige une alternative synchronisées (sous-titres). Cette approche implique deux questions pour lesquelles nous sollicitons des commentaires :

    1. Est-ce qu'une transcription textuelle doit être exigée au niveau 1 en plus des sous-titres ?

    2. Certains pensent qu'il est exagéré d'exiger des sous-titres au niveau 1. Ce critère doit-il être enlevé du niveau 1 ou peut-il rester à ce niveau en utilisant le mécanisme du champ d'application pour exclure les éléments multimédia qui ne sont pas sous-titrés du niveau de conformité déclaré.

  2. Une description audio des vidéos est fournie pour le contenu multimédia préenregistré. [I]

    Note éditoriale : Contrairement aux sous-titres, les descriptions audios ne sont pas couvertes par la directive 1.1 - il s'agit d'une discussion relative uniquement à la directive 1.2. Il existe plusieurs questions sur la manière d'aider à décider quand une description audio est nécessaire. Tout comme dans le cas des sous-titres, êtes-vous d'accord pour laisser cette exigence au niveau 1 en utilisant le mécanisme du champ d'application pour exclure du niveau de conformité déclaré les éléments multimédia qui ne sont pas décrits ? Par ailleurs, des conseils sur l'écriture des descriptions, sur leur mise à disposition sans qu'elles soient entendues par tout le monde et sur les éléments qui doivent être décrits feront partis du Guide et des Techniques Générales.

Critères de réussite de niveau 2 pour la directive 1.2

  1. Des sous-titres en temps réel sont fournis pour le contenu multimédia en direct. [I]

Critères de réussite de niveau 3 pour la directive 1.2

  1. Une transcription en langue des signes est fournie pour le contenu multimédia.

  2. Des descriptions audios prolongées des vidéos sont fournies pour le contenu multimédia préenregistré.

  3. Des descriptions audio des vidéos sont fournies pour le contenu multimédia en direct.

Discussions relatives à la directive 1.2 (équivalent multimédia)

Qui bénéficie de la directive 1.2 (Informatif)

  • Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent accéder à l'information audio grâce aux sous-titres.

  • Les personnes non-voyantes ou malvoyantes ainsi que les personnes ayant des déficiences cognitives qui ont des difficultés à interpréter visuellement ce qui se passe bénéficient des descriptions auditives des informations visuelles.

Exemples pour la directive 1.2 (Informatif)

  • Exemple 1 : un film avec une description audio.

    Transcription du son basée sur les premières minutes de "Enseignement de l'évolution, étude de cas par Bonnie Chen" (copyright WGBH et Clear Blue Sky Productions, Inc.)

    Description : Un titre, "Enseignement de l'évolution, étude de cas par Bonnie Chen". Maintenant, un enseignant montre des photographies.

    Bonnie Chen : toutes ces photos ont été prises soit dans les Everglades ... aujourd'hui, il s'avère qu'il s'agit d'une espèce d'oiseau marcheur avec un bec comme ceci."

    Description : elle donne à chacun deux lamelles de bois plates et fines.

  • Exemple 2 : un tutoriel sous-titré.

    Un clip vidéo montre comment faire un noeud. Le sous-titre est "(musique)

    Utiliser une corde pour faire des noeuds

    Etait une compétence importante

    Pour les marins, les militaires et les bûcherons."

    Extrait de formatage de transcription par Whit Anderson.

  • Note éditoriale : Exemples à développer : une animation avec de la musique qui contient des paroles, une présentation de diapositives interactive et une animation avec de la musique. [discussion #1534]

Directive 1.3 S'assurer que les informations, les fonctionnalités et la structure sont séparables de la présentation.

Critères de réussite de niveau 1 pour la directive 1.3

  1. Les structures et les relations au sein du contenu peuvent être déterminées informatiquement. [I]

    Comment s'assurer que la structure et les relations dans le contenu peuvent être déterminées informatiquement.. (Informatif)

    Note éditoriale : Les concepts de "fiable" et de "standard" doivent être incorporés à la définition de "déterminé informatiquement".

  2. Quand une information est véhiculée par une couleur, la couleur peut être déterminée informatiquement ou l'information est véhiculée d'une autre façon qui ne dépend pas de la capacité de l'utilisateur à distinguer les couleurs. [I]

    Comment rendre l'information présentée en couleur disponible à travers le contexte ou le balisage. (Informatif)

Critères de réussite de niveau 2 pour la directive 1.3

  1. L'information qui est véhiculée par des changements dans la présentation du texte est également véhiculée textuellement ou ces changements de présentation du texte peuvent être déterminés informatiquement. [I]

    Comment s'assurer que l'information véhiculée par des changements dans le texte peuvent être déterminés informatiquement. (Informatif)

  2. Toute information véhiculée par la couleur est visible de manière équivalente quand la couleur n'est pas disponible. [V]

    Comment rendre l'information présentée par la couleur disponible sans avoir à interpréter le balisage. (Informatif)

Critères de réussite de niveau 3 pour la directive 1.3

  1. Lorsque le contenu est ordonné selon une séquence qui affecte sa signification, cette séquence peut être déterminée informatiquement. [I]

Discussions relatives à la directive 1.3 (séparation de la structure et du contenu)

Qui bénéficie de la directive 1.3 (Informatif)

  • La séparation du contenu et de la structure de la présentation permet au contenu Web d'être présenté différemment pour satisfaire aux besoins et aux contraintes des différents utilisateurs sans rien perdre de l'information ou de la structure. Par exemple une information qui était originellement prévue pour être présentée visuellement peut être présentée à travers la voix ou le Braille (texte).

  • Elle permet aussi de faciliter la mise en évidence automatique de la structure ou une navigation plus efficace.

  • Tout ceci peut bénéficier aux personnes avec des limitations cognitives, physiques, auditives et visuelles.

Exemples pour la directive 1.3 (Informatif)

Note éditoriale : Ces exemples sont des améliorations par rapport aux versions précédentes, mais sont spécifiques au HTML. Ils seront généralisés dans les prochaines versions.

  • Exemple 1 : Un formulaire qui précise textuellement les champs obligatoires manquants.

    Lorsqu'un utilisateur soumet un formulaire sans avoir renseigné tous les champs obligatoires, un message apparaît pour l'informer des champs manquants. Les champs manquants sont également indiqués en couleur pour aider les personnes avec des limitations cognitives à reconnaître les champs auxquels ils doivent prêter attention. Puisque le message est également disponible en texte les personnes qui ne peuvent pas distinguer les couleurs repèreront également les champs qu'ils ont à corriger.

  • Exemple 2 : Un horaire de bus où les en-têtes sont associés aux cellules.

    Un horaire de bus est en fait un tableau où les arrêts sont listés verticalement et les différents bus effectuant le trajet horizontalement. Chaque cellule contient l'heure à laquelle le bus sera à un arrêt donné. Des balises structurelles sont utilisées pour associer chaque cellule à la fois avec l'arrêt et le trajet correspondant.

  • Exemple 3 : Un formulaire où les libellés des cases à cocher sont associés aux cases à cocher.

    Dans un formulaire où les utilisateurs peuvent sélectionner différentes options en utilisant des cases à cocher, les libellés des cases à cocher sont associés aux cases à cocher. Plusieurs types d'utilisateurs en profitent. Cela permet aux utilisateurs non-voyants de déterminer à quoi correspond la case à cocher. Les personnes avec des fonctions motrices limitées peuvent cocher la case plus facilement puisqu'elles peuvent cliquer n'importe où sur le libellé et pas uniquement dans la case à cocher.

Directive 1.4 Faire en sorte qu'il soit facile de distinguer l'information en premier plan des images ou des sons d'arrière-plan.

Critères de réussite de niveau 1 pour la directive 1.4

  1. Tout texte présenté sur une couleur, un texte ou une image d'arrière-plan peut être déterminé informatiquement. [I]

Critères de réussite de niveau 2 pour la directive 1.4

  1. Le texte et les schémas présentés sur une couleur, un texte ou une image d'arrière-plan présentent un contraste supérieur à X1 où l'élément le plus clair est au moins Y1 quand il est mesuré par _____. [V]
  2. Le texte présenté sur un motif d'arrière plan composé de lignes qui sont à plus ou moins 500% de la largueur moyenne des caractères ou de leurs empattements doivent avoir un contraste supérieur à X2 entre le caractère et la ligne où l'élément le plus clair est au moins Y2. [V]
  3. Un mécanisme est disponible pour désactiver le contenu audio d'arrière-plan qui démarre automatiquement. [V]

Note éditoriale : Le groupe de travail recherche un algorithme pour mesurer le contraste de façon précise et suffisamment vérifiable de telle manière qu'il puisse être inclus aux directives. Un algorithme en provenance du document Techniques for accessibility Evaluation and repair tools (Techniques pour évaluer l'accessibilité et outils de réparation) est actuellement étudié pour être inclus dans les techniques, mais le groupe de travail n'a pour l'instant rien trouvé d'assez spécifique pour être inclus dans les directives.

Critères de réussite de niveau 3 pour la directive 1.4

  1. Le texte n'est présenté sur aucun arrière-plan (image, texte, couleur ou motif), ou si un arrière-plan est présent, le contraste entre le texte et l'arrière-plan est supérieur à X2. [V]
  2. Le contenu audio ne contient pas des sons d'arrière-plan ou les sons d'arrière-plan sont à un niveau inférieur d'au moins 20 décibels par rapport au contenu audio de premier plan, à l'exception d'effets sonores occasionnels. [V]

Note:

Une différence de 20 décibels correspond à un niveau sonore environ 4 fois plus faible (ou plus fort). Les sons d'arrière-plan conformes à cette exigence seront approximativement 4 fois (4X) plus faibles que le contenu audio principal.

Discussions relatives à la directive 1.4 (contraste visuel et audio)

Qui bénéficie de la directive 1.4 (Informatif)

  • Les personnes malvoyantes peuvent facilement lire les caractères, même si elles n'ont pas un champ de vision complet ou une perception complète des couleurs utilisées par les personnes sans problème visuel pour distinguer le texte des images d'arrière-plan. Cela va aussi aider les personnes ayant des déficiences cognitives qui pourront discerner le texte plus facilement. Les contrastes visuels profitent également aux personnes ayant des déficiences auditives qui sont aidées par une présentation claire de l'information visuelle.

  • Les personnes ayant des déficiences auditives limitant leurs capacités à entendre toutes les fréquences de la voix peuvent distinguer les mots des sons qu'elles peuvent entendre parce que les mots ne sont pas mélangés avec des sons résiduels provenant de la musique ou d'une autre source d'arrière-plan.

Note :

Le contraste audio est aussi appelé "rapport signal sur bruit" par les audiologistes, le signal se référant à l'avant-plan et le bruit se référant à l'arrière-plan.

Exemples pour la directive 1.4 (Informatif)

  • Exemple 1 : une image d'arrière-plan dans une page.

    L'image d'arrière-plan et le texte sont disposés de telle manière qu'il n'y ait pas d'image derrière le texte ou que l'image soit assez pâle pour que la différence entre la partie la plus sombre de l'image et le texte (qui est sombre) satisfasse aux exigences standards de contraste avant-plan/arrière-plan. De même, l'image d'arrière-plan ne contient pas de ligne d'une largeur similaire à celle des caractères de telle manière qu'elle n'interfère pas avec la reconnaissance des caractères. Cet exemple s'applique également dans le cas d'un texte clair sur un fond sombre.

  • Exemple 2 : un discours sur des sons en arrière-plan.

    Puisque la voix est, de façon naturelle, souvent mélangée avec des sons d'arrière-plan (films, actualités, etc.) et qu'ils ne peuvent pas être facilement séparés, des sous-titres sont fournis (voir directive 1.2) pour rendre les dialogues compréhensibles. Cependant, tout le monde n'est pas capable de voir ou de lire les sous-titres. Quand la voix est mixée ou enregistrée de telle manière qu'elle soit à un niveau sonore supérieur d'au moins 20 décibels par rapport aux sons d'arrière-plan, la plupart des gens n'a pas à s'appuyer sur les sous-titres pour comprendre les dialogues.

Principe 2 : Les éléments d'interface dans le contenu doivent être utilisables.

Directive 2.1 Rendre toutes les fonctionnalités utilisables via une interface clavier.

Critères de réussite de niveau 1 pour la directive 2.1

  1. Chaque fonctionnalité du contenu est utilisable via une interface clavier, lorsque la fonctionnalité, ou son résultat, peut être décrit en une phrase. [I]

    Note :

    Ceci inclut les caractéristiques d'accessibilité fournies par le concepteur.

    Note :

    D'autres interfaces (telle qu'une souris) peuvent être fournies en plus du clavier.

    Note :

    Voir la directive 4.2 pour les informations concernant la prise en charge par les agents utilisateurs.

Critères de réussite de niveau 2 pour la directive 2.1

  1. Pas de critère de réussite de niveau 2 pour cette directive.

Critères de réussite de niveau 3 pour la directive 2.1

  1. Toute fonctionnalité du contenu est conçue pour être utilisée par une interface clavier.

Discussions relatives à la directive 2.1 (fonctionnement clavier)

Qui bénéficie de la directive 2.1 (Informatif)

  • Les individus non-voyants (et qui ne peuvent pas utiliser des dispositifs de pointage) peuvent avoir accès à la fonctionnalité du contenu Web ou du site.

  • Les individus avec des incapacités physiques sévères peuvent utiliser l'entrée vocale (qui simule la frappe des touches) aussi bien pour entrer des données que pour utiliser les éléments d'interface de la page.

Exemples pour la directive 2.1 (Informatif)

  • Exemple 1 : opération avec des périphériques d'entrée multiples.

    Le contenu repose uniquement sur la position du curseur et les événements d'activation ; ceux-ci sont définis dans l'API de l'environnement pour lequel le contenu est écrit, et sont destinés à être utilisables par plusieurs périphériques d'entrée, y compris des dispositifs de pointage, des claviers et des systèmes de saisie vocale.

  • Exemple 2 : exemples de contenus Web qui seraient et ne seraient pas utilisables à partir d'une interface clavier

    • Si le contenu est écrit pour être utilisable à partir d'un clavier d'ordinateur, il est conforme (parce qu'il est utilisable via le clavier).

    • Si le contenu est écrit pour être utilisé sur un appareil qui n'a pas normalement de clavier comme un téléphone cellulaire, mais qu'il peut être contrôlé par un clavier en option pour cet appareil, il est conforme (une personne qui a besoin d'un clavier - ou d'une interface clavier - peut l'utiliser pour contrôler l'application).

    • Si le contenu est écrit pour être utilisé avec un appareil qui n'a pas de clavier, mais qu'il peut aussi être utilisé avec des appareils similaires qui possèdent un clavier, et que ce contenu fonctionne dans ces conditions, il est conforme (une personne qui a besoin d'un clavier n'achèterait pas l'appareil sans le clavier. Cet appareil peut lui-même ne pas être considéré comme accessible. Mais le contenu peut être contrôlé depuis un appareil avec un clavier et par conséquent se conforme à ces directives).

    • Si le contenu est écrit pour fonctionner avec des appareils qui n'ont pas de clavier et qu'il ne peut être utilisé avec aucun appareil muni d'un clavier, alors il n'est pas conforme (il n'est pas accessible via un clavier).

Directive 2.2 Permettre aux utilisateurs de contrôler les limites de temps sur leur lecture ou sur leur interaction.

Critères de réussite de niveau 1 pour la directive 2.2

  1. Le contenu est conçu de manière à ce que les délais d'attente ne soient pas une partie essentielle de l'interaction, ou qu'au moins une des propositions suivantes soit vraie pour chaque délai qui est une fonction du contenu : [I]
    • l'utilisateur peut désactiver le délai d'attente, ou ;

    • l'utilisateur peut largement ajuster le délai d'attente dans une proportion au moins dix fois supérieure à la durée par défaut, ou ;

    • l'utilisateur est prévenu avant l'expiration du délai d'attente, il est autorisé à prolonger la limite de temps par une action simple (par exemple "pressez une touche") et il a au moins 20 secondes pour agir, ou ;

    • Le délai d'attente est une partie importante d'un événement en temps réel (par exemple une vente aux enchères) et aucune alternative au délai d'attente n'est possible, ou ;

    • le délai d'attente fait partie d'une activité pour laquelle le minutage est essentiel (par exemple des jeux de compétition ou des épreuves de rapidité) et où les limites de temps ne peuvent pas être prolongées sans invalider l'activité.

Critères de réussite de niveau 2 pour la directive 2.2

  1. Le contenu ne clignote pas pendant plus de 3 secondes, ou une méthode est disponible pour arrêter tout contenu qui clignote dans l'unité de livraison. [I]
  2. Le contenu qui bouge ou qui évolue avec le temps peut être supendu par l'utilisateur. [I]

Critères de réussite de niveau 3 pour la directive 2.2

  1. A l'exception des événements en temps réel, le minutage n'est pas un élément essentiel des événements ou de l'activité présentée par le contenu. [V]
  2. Les interruptions non urgentes, telle que la disponibilité d'un contenu mis à jour, peuvent être ajournées ou supprimées par l'utilisateur. [V]
  3. Lorsqu'une session authentifiée a un délai d'inactivité, l'utilisateur peut continuer l'activité sans perte de données après s'être identifié de nouveau.

Discussions relatives à la directive 2.2 (limites de temps)

Qui bénéficie de la directive 2.2 (Informatif)

  • Les personnes ayant des difficultés de lecture, des déficiences cognitives ou des difficultés d'apprentissage qui peuvent avoir besoin de plus de temps pour lire et comprendre un texte écrit ont la possibilité d'avoir du temps supplémentaire pour lire l'information.

  • Les personnes ayant des déficiences physiques peuvent accéder au contenu qui est souvent mis à jour.

Exemples pour la directive 2.2 (Informatif)

  • Exemples de fonctionnalités qui doivent satisfaire aux critères de réussite de ce point de contrôle :

    • rafraîchissement automatique,

    • redirection,

    • texte clignotant ou défilant,

    • boite de dialogue qui disparaît après une courte période,

    • arrêt ou désactivation de la ressource si aucune activité n'est reçue dans un temps donné.

  • Exemple 1 : un texte clignotant.

    Un script côté client est utilisé pour créer du texte clignotant. Le contenu propose une option qui permet à l'utilisateur de désactiver le clignotement.

  • Exemple 2 : un site d'actualité régulièrement mis à jour.

    La page d'accueil d'un site d'actualité est mise à jour toutes les demi-heures. La page d'accueil contient très peu de texte et elle est constituée principalement de liens vers le contenu. Un utilisateur qui ne souhaite pas que la page se mette à jour sélectionne une case à cocher. La case à cocher est dans la partie "préférences de l'utilisateur" du site qui est un des premiers liens sur chaque page.

Directive 2.3 Permettre aux utilisateurs d'éviter le contenu qui peut provoquer des crises dues à la photosensibilité

Critères de réussite de niveau 1 pour la directive 2.3

  1. Le contenu qui enfreint la recommandation de Seuil de flash général ITC adapté aux ordinateurs ou la recommandation de Seuil de flash rouge ITC adapté aux ordinateurs est signalé de manière que l'utilisateur puisse éviter son apparition. [V]

    Note:

    D'autres recommandations nationales ou internationales sur le flash général ou le flash rouge peuvent être utilisés à la place des recommandations ITC.

Critères de réussite de niveau 2 pour la directive 2.3

  1. Le contenu n'enfreint pas la recommandation de Seuil de flash général ITC adapté aux ordinateurs ou la recommandation de Seuil de flash rouge ITC adapté aux ordinateurs.[V]

Critères de réussite de niveau 3 pour la directive 2.3

  1. Le contenu n'enfreint pas les seuils de motif spatial adapté aux ordinateurs ou de flash rouge. [V]

Discussions relatives à la directive 2.3 (scintillement)

Qui bénéficie de la directive 2.3 (Informatif)

  • Les personnes qui ont des épilepsies photosensibles peuvent éviter les crises déclenchées par les flashs ou les motifs spatiaux.

Directive 2.4 Fournir des mécanismes pour aider les utilisateurs à trouver le contenu, à s'y orienter et à y naviguer

Critères de réussite de niveau 1 pour la directive 2.4

  1. Les caractéristiques de navigation peuvent être identifié informatiquement [I]

Critères de réussite de niveau 2 pour la directive 2.4

  1. Il y a plusieurs façons de localiser du contenu dans un ensemble d'unités de livraison. [V]

    Comment fournir plus d'une façon de localiser du contenu dans chaque unité de livraison.. (Informatif)

    Note éditoriale : la question se pose de savoir comment ce critère pourrait s'appliquer à des applications Web où la seule façon de présenter certains types de contenus nécessite que l'utilisateur suive un parcours donné.

  2. Les blocs de contenu dupliqués sur de multiples unités de perception sont implémentés de manière à pouvoir être évités. [V]

    Comment baliser les blocs de matériel dupliqués afin de pouvoir les éviter. (Informatif)

  3. Les unités de livraison ont des titres descriptifs. [I]

    Comment fournir des titres descriptifs.. (Informatif)

  4. La destination de chaque référence informatique à une autre unité de livraison est identifiée par des mots ou des phrases qui peuvent soit apparaître dans le texte soit être déterminées informatiquement. [I]

Critères de réussite de niveau 3 pour la directive 2.4

  1. Lorsqu'une page ou toute autre unité de livraison est parcourue de manière séquentielle, les éléments sont sélectionnés dans un ordre qui respecte les relations et les séquences du contenu. [I]

    Comment s'assurer que les éléments sont sélectionnés dans un ordre qui respecte les relations et les séquences du contenu. (Informatif)

  2. De l'information est disponible concernant la localisation de l'utilisateur dans un ensemble d'unités de livraison. [I]

Discussions relatives à la directive 2.4 (mécanismes de navigation)

Qui bénéficie de la directive 2.4 (Informatif)

  • Lorsque la structure logique est fournie dans le balisage ou le modèle de données,

    • Les utilisateurs avec des limitations physiques peuvent utiliser la structure pour se déplacer plus aisément dans les paragraphes, les chapitres, les sections, etc.

    • Les utilisateurs avec des déficiences cognitives peuvent utiliser les éléments de la structure (titres de chapitre, entêtes, etc.) pour mieux comprendre le contexte du texte qui suit ces éléments. Ces éléments fournissent aussi un avertissement sur un changement de contexte et réoriente l'utilisateur sur le nouvel élément sélectionné.

    • Les utilisateurs non-voyants ou malvoyants peuvent naviguer d'entête en entête pour survoler le document ou pour arriver plus rapidement vers la section qui les intéresse.

    • Les lecteurs malvoyants peuvent parfois (selon la technologie d'affichage) modifier la façon dont les titres de chapitre et les entêtes sont affichés afin de les rendre plus lisibles et plus faciles à utiliser quand ils survolent le document.

    • Le contenu peut être présenté sur différents appareils parce que le logiciel de l'appareil peut ne sélectionner que les éléments du contenu qu'il est capable d'afficher et qu'il les affiche de la façon la plus efficace pour cet appareil.

  • Fournir différents mécanismes de navigation peut permettre de mieux correspondre aux différentes compétences des gens, à leurs connaissances, à leurs habitudes pour s'orienter que ce soit de manière textuelle ou visuelle, et au type d'information qu'ils cherchent à ce moment.

  • Les personnes avec des déficiences cognitives peuvent trouver plus facile de demander directement ce qu'elles cherchent plutôt que de parcourir des listes de catégories pour en déduire son emplacement.

  • Les personnes malvoyantes ou non-voyantes peuvent trouver que les techniques consistant à ramener toutes les informations relatives à un thème d'intérêt sont plus faciles que les techniques consistant à parcourir des listes ou du contenu.

  • Une présentation qui met en valeur la structure :

    • permet aux utilisateurs avec des limitations cognitives ou visuelles de s'orienter dans le contenu,

    • permet aux utilisateurs de se déplacer rapidement dans le contenu et de repérer les divisions importantes du contenu,

    • permet à tous les utilisateurs, mais surtout aux utilisateurs avec des limitations cognitives ou visuelles, de se concentrer sur le contenu important,

    • permet à tous les utilisateurs, mais surtout aux utilisateurs avec des limitations cognitives ou visuelles, de distinguer les différents types de contenu.

Exemples pour la directive 2.4 (Informatif)

  • Exemple 1 : La documentation d'un produit.

    La structure d'un livre est identifiée par ses chapitres. C'est une façon tout à fait appropriée de mettre en évidence cette structure. à l'intérieur d'un chapitre, les entêtes mettent en évidence les changements de contexte et soulignent les idées contenues dans le texte qui suit. Des différences fines entre l'apparence du titre du chapitre et des entêtes de section aident l'utilisateur à comprendre la hiérarchie et les relations entre le titre et les entêtes. Cette différence peut être la taille de la police ou l'indentation des marges pour une présentation visuelle, ou une voix différente ou précédée par un son pour une présentation orale.

  • Exemple 2 : l'image redimensionnable d'une bicyclette.

    Des lignes et un cercle (rayons et jante) sont groupés pour former une "roue". Des lignes dans un triangle rattaché à chaque roue sont groupées pour former un "cadre".

  • Exemple 3 : une interface utilisateur.

    Les contrôles de l'interface utilisateur sont divisés en groupes organisés.

  • Exemple 4 : un tableau de données.

    Les groupes de lignes et de colonnes sont identifiés avec des entêtes.

  • Exemple 5 : une présentation audio.

    La restitution audio d'un document est générée d'après une feuille de style. Pour lire les titres et les entêtes, elle utilise une voix différente, plus formelle. Ainsi, les auditeurs peuvent facilement identifier ces mots comme étant un titre et non le texte courant.

Directive 2.5 Aider les utilisateurs à éviter les erreurs et leur en faciliter la correction. [directive de niveau 2]

Critères de réussite de niveau 1 pour la directive 2.5

  1. Pas de critère de niveau 1 pour cette directive.

Critères de réussite de niveau 2 pour la directive 2.5

  1. Si une erreur de saisie est détectée, l'erreur est identifiée et signalée textuellement à l'utilisateur.

  2. Si une erreur de saisie est détectée et que des suggestions pour la correction existent et peuvent être fournies sans compromettre la sécurité ni l'objectif du contenu, l'erreur est identifiée et les suggestions sont fournies.

  3. Pour les formulaires qui servent aux transactions légales ou financières, qui modifient ou suppriment des données dans des systèmes de stockage distants, ou qui soumettent des réponses à des tests, au moins une des propositions suivantes est vérifiée :

    1. Les actions sont réversibles.

    2. Les actions sont vérifiées avant l'étape suivante du processus.

    3. L'utilisateur peut revoir et confirmer ou corriger les informations avant de les soumettre.

Critères de réussite de niveau 3 pour la directive 2.5

  1. Une assistance supplémentaire appropriée au contexte est fournie pour la saisie de texte.

Discussions relatives à la directive 2.5 (limiter les erreurs)

Qui bénéficie de la directive 2.5 (Informatif)

  • L'identification des fautes de frappe aide les utilisateurs non-voyants, les personnes avec des déficiences motrices qui peuvent appuyer sur des touches par erreur, et les personnes avec certains types de limitations au niveau de l'apprentissage et qui rencontrent des difficultés pour écrire.

  • Certains handicaps rendent plus difficile la manipulation des périphériques d'entrée, d'où des erreurs de saisie plus nombreuses. Par exemple, les personnes dont les fonctions motrices sont limitées risquent plus particulièrement de faire des erreurs lorsqu'elles manipulent une souris ou un clavier. Les systèmes de reconnaissance vocale peuvent avoir plus de difficultés à reconnaître les paroles de personnes avec des difficultés d'élocution. Les fonctions qui aident à la reconnaissance et à la correction des erreurs bénéficient aux personnes avec ces types de handicap.

Exemples pour la directive 2.5 (Informatif)

  • Exemple 1 : identification des erreurs lors de la soumission d'un formulaire.

    Le site Web d'une compagnie aérienne propose des promotions sur des vols à prix réduits. Il est demandé à l'utilisateur de remplir un formulaire simple avec des informations personnelles telles que son nom, son adresse, son numéro de téléphone, ses préférences de placement et son adresse email. Si l'un des champs du formulaire n'est pas saisi ou saisi de façon incorrecte, l'utilisateur est averti de l'erreur de saisie. Le même formulaire est alors présenté à l'utilisateur et toutes les informations précédemment fournies de façon correcte sont disponibles. Il est demandé à l'utilisateur de corriger les champs du formulaire signalés par une flèche rouge ou deux astérisques. Note : la couleur seule n'est pas suffisante pour signaler les erreurs.

  • Exemple 2 : erreurs dans le nom d'utilisateur et le mot de passe.

    L'utilisateur doit saisir un nom d'utilisateur et un mot de passe pour accéder à une page Web. Si l'un des deux est incorrect, l'utilisateur est informé qu'une erreur s'est produite, mais que pour des raisons de sécurité on ne lui indique pas dans quel champ (nom d'utilisateur ou mot de passe), et on ne lui propose pas de suggestions de corrections.

  • Exemple 3 : un test en ligne.

    Un site Web propose un test en ligne pour une certification dans un domaine d'étude particulier. Le test indique à l'utilisateur les réponses incorrectes mais ne propose pas de suggestions pour les corriger. L'objectif du test en ligne est d'évaluer les connaissances de l'utilisateur et par conséquent donner des conseils sur la réponse correcte irait contre l'objectif du site.

  • Exemple 4 : la confirmation de commande.

    Un détaillant sur le Web propose aux clients d'acheter en ligne. Lorsqu'une commande est soumise, les informations de la commande, y compris les articles commandés, la quantité de chaque article, l'adresse de livraison et le moyen de paiement, sont affichées pour permettre à l'utilisateur de vérifier si elles sont correctes. L'utilisateur peut confirmer la commande ou faire des modifications.

  • Exemple 5 : une liste de sélection pour réduire les erreurs.

    Un détaillant sur le Web propose aux clients d'acheter en ligne du matériel de pêche à la mouche. Lorsque l'utilisateur doit indiquer son pays, une liste déroulante de pays lui est proposée au lieu d'un champ de saisie de texte. Pour faciliter encore les choses, l'utilisateur est informé que les pays sont listés dans l'ordre alphabétique.

  • Exemple 6 : les fonctions d'un moteur de recherche.

    Un moteur de recherche propose différentes options de recherche selon les niveaux de compétence et les préférences des utilisateurs. Ceci comprend une option pour vérifier l'orthographe des termes cherchés et la proposition d'alternatives "terme le plus proche", des recherches "requête par un exemple" et des recherches par similarité.

  • Exemple 7 : la vérification orthographique pour les formulaires de contact.

    Un site Web bancaire fournit à ses clients un formulaire pour poser des questions ou soumettre des propositions. L'interface utilisateur du formulaire comprend une vérification orthographique optionnelle de la zone de saisie de la question ou de la suggestion.

  • Exemple 8 : format de date attendu dans un formulaire.

    Il y a un champ de saisie de texte "Anniversaire" dans un formulaire. Le texte "JJ-MM-AAAA" est positionné à côté du champ de saisie afin d